Actualités météo | Ne manquez pas le ballet des Taurides, la pluie d'étoiles filantes qui arrive très bientôt en novembre
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Ne manquez pas le ballet des Taurides, la pluie d'étoiles filantes qui arrive très bientôt en novembre

Publié par Claire , le 03 nov. 2026 à 14:48

Les nuits de novembre réservent aux amateurs de ciel étoilé un rendez-vous fascinant : les Taurides, essaim météoritique réputé pour ses traînées lentes et parfois très lumineuses. À vos yeux et à vos manteaux, le spectacle promet des bolides mémorables partout en France.

Key Summit, part of the Routeburn Track, Millford Sound. © Phil Botha

À retenir

  • Pics d’activité les 4-5 novembre 2026 (Taurides Sud) et 11-12 novembre 2026 (Taurides Nord).
  • Fenêtre d’observation idéale de 22 h à 2 h, radiant culminant vers 1 h, session minimale 30 minutes.
  • ZHR théorique 5–10/h (Sud) et ~5/h (Nord); vitesses d’entrée 27–29 km/s, bolides possibles.

Lentes étoiles filantes, grandes promesses dans la nuit d’automne

Chaque automne, les poussières laissées par la comète 2P/Encke plongent dans l’atmosphère terrestre et créent le spectacle des Taurides. Cet essaim se divise en deux branches, Sud et Nord, actives respectivement du 20 septembre au 20 novembre et du 20 octobre au 10 décembre. Les deux convergent près de la constellation du Taureau, dans la direction d’Aldébaran.

En 2026, tout le pays peut espérer apercevoir ces météores, pour peu que la météo le permette et que la pollution lumineuse soit limitée. Les observateurs assidus guettent surtout deux maxima : la nuit du 4 au 5 novembre pour les Taurides du Sud, puis celle du 11 au 12 novembre pour les Taurides du Nord.

Quand et comment observer les Taurides dans les meilleures conditions ?

Patience et adaptation nocturne s’imposent : la fenêtre idéale débute vers 22 h jusqu’à 2 h du matin, le radiant atteignant son point culminant vers 1 h. Les météores peuvent surgir dans toute la voûte céleste, nul besoin donc de fixer spécifiquement le Taureau.

Côté rythme, le taux horaire zénithal (ZHR) atteint entre 5 et 10 météores par heure pour les Taurides du Sud, environ 5 pour les Taurides du Nord, mais ces valeurs se réfèrent à un ciel parfait. Depuis un jardin en banlieue ou une terrasse urbaine, les chiffres chutent nettement. Observateurs confirmés ou curieux, il faut compter sur la chance et consacrer une demi-heure minimum à chaque session.

DateMaximum attenduZHR (Taux théorique)Conditions lunaires
4-5 novembre 2026Taurides Sud5-10/hCroissant, gêne faible
11-12 novembre 2026Taurides Nord~5/hCroissant très fin, optimale

Spécificité des Taurides : des bolides lents et flamboyants

Leur identité, c’est la lenteur : la plupart plongent à 27 à 29 km/s, bien moins rapidement que les Orionides, qui approchent 66 km/s. Résultat : des traînées persistantes. Parfois, l’essaim offre des bolides, météores très brillants qui embrasent brusquement la nuit.

Ces éclats imprévisibles confèrent à chaque session une intensité particulière. Même avec toute la patience du monde, un seul de ces bolides peut transformer la veillée en souvenir inoubliable.

La configuration lunaire promet un ciel adapté, sans halo gênant : la nuit du 4 au 5 novembre, un croissant discret se lève vers 3 h 20 à Paris, laissant toute latitude à l’observation en début de nuit. Aux dates du 11 au 12 comme du 12 au 13 novembre, la Lune, réduite à un filament, se couchera autour de 18 h. Les nuits qui suivent offrent donc une obscurité maximale pour repérer les étoiles filantes, pour peu que les nuages jouent le jeu.

Vitesse d’entréeTypeBolides possibles
27 km/s (Sud)LenteOui, apparition imprévisible
29 km/s (Nord)LenteOui, apparition imprévisible

Astuces pratiques et conseils de terrain

Pour profiter au mieux du spectacle, plusieurs réflexes s’imposent :

  • Chercher un lieu sombre, loin des lampadaires ou jardins illuminés.
  • Éteindre éclairages extérieurs, guirlandes et décrocher projecteurs temporaires.
  • Laisser vos yeux s’habituer à l’obscurité 20 minutes ; la perception des traînées sera nettement accrue.
  • S’allonger face au ciel et couvrir soigneusement bras, jambes, et tête : l’immobilité accentue vite la sensation de froid.
  • Privilégier une observation d’au moins 30 minutes à 1 h pour maximiser les chances.
  • Pour la photo sur smartphone : trépied, grand angle, mode astrophotographie ou “pose longue”, flash désactivé, rafale de clichés, mais sans garantie de résultat.

La France entière reste concernée, sans région avantagée — Bretagne, Normandie, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence ou Île-de-France, tout dépendra des nuages et de la pollution lumineuse locale. Une couverture nuageuse tenace début novembre ? Un second pic d’activité relève l’intérêt autour du 12 novembre, offrant une véritable session de rattrapage.


FAQ - Questions fréquentes

Les Taurides offrent en novembre un spectacle d’étoiles filantes lentes et parfois très lumineuses, issues des poussières de la comète 2P/Encke. Les deux branches, Sud et Nord, sont actives en automne et convergent vers la constellation du Taureau, avec des maxima le 4-5 et le 11-12 novembre 2026, ce qui multiplie les chances d’apercevoir des traînées persistantes ou des bolides mémorables si la météo et la pollution lumineuse sont favorables.

Choisissez un site sombre, éloigné des lampadaires et de la pollution lumineuse, éteignez éclairages extérieurs et laissez vos yeux s’adapter 20 minutes. Allongez-vous face au ciel et prévoyez au moins 30 minutes à 1 heure d’observation entre 22 h et 2 h, le radiant culminant vers 1 h, pour augmenter la probabilité de voir des météores dispersés dans toute la voûte céleste.

Les deux pics principaux sont la nuit du 4 au 5 novembre pour les Taurides du Sud et la nuit du 11 au 12 novembre pour les Taurides du Nord, avec une fenêtre d’observation idéale entre 22 h et 2 h et un maximum du radiant vers 1 h. Les conditions lunaires sont favorables, le croissant étant discret et offrant peu de gêne pour l’observation.

Les Taurides se caractérisent par une vitesse d’entrée lente, autour de 27–29 km/s, bien inférieure à celle d’essaims plus rapides comme les Orionides. Cette lenteur produit des traînées persistantes et augmente la probabilité d’observer des bolides très brillants et imprévisibles qui peuvent transformer une session d’observation.

À propos de l’autrice

Claire

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Responsable éditoriale de Météocity

À l’affût de l’actualité météo, Claire décrypte les phénomènes en cours et s’attache à rendre les prévisions et analyses météorologiques accessibles, fiables et compréhensibles.

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